• Marine

Prendre le temps : les clés de la réflexion

"Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n'est pas la vôtre." Steve Jobs


« J’aimerais beaucoup, mais j’ai peur de ne pas avoir le temps » - « Je n’ai pas encore pris le temps de le faire » - « Je vais le faire dès que j’aurai un peu plus de temps »


Intéressant d’aborder ce sujet juste après une longue période de confinement. Pour beaucoup d’entre nous, cette période nous a permis de reprendre goût à certains moments plus calmes et à la réflexion. Nous sommes tellement nombreux à avoir des envies et des projets, sans jamais y consacrer du temps pour les réaliser. Nous avons tous beaucoup de choses à faire et il est parfois difficile de tout faire. Le problème lorsque nous courons après le temps, c’est que nous oublions de profiter de l’instant présent, que nous avons l’impression que le temps nous échappe et qu’il file sans même pouvoir en profiter.


Prendre le temps, c’est assez simple à dire mais assez difficile à appliquer. Nous avons tous nos obligations et nous avons parfois l’impression de subir notre manque de temps. Entre travail, activités extraprofessionnelles et vie quotidienne, il est facile de se retrouver le bec dans l’eau.


Le temps au travail


« Il est 16h et tu pars déjà ? Tu as pris ton après-midi ? »


Nous connaissons tous quelqu’un qui ne compte pas ses heures au travail. Ces personnes peuvent répondre, parfois à juste titre, que la charge de travail nécessite de faire des heures supplémentaires. Mais très souvent, il est de coutume de rester plus longtemps au travail puisque c’est un signe visible de l’investissement personnel que nous y portons.


Effectivement, lorsque nous rendons un dossier ou que nous finissons une tâche, il est plus difficile de montrer l’investissement et les ressources que nous avons mobilisées pour la réalisation que le temps passé. En fait, quitter son travail tard le soir serait révélateur de son investissement personnel. Selon moi, c’est presque l’inverse. Si nous nous imposons une organisation rigoureuse, une bonne priorisation des tâches et une efficacité sur notre temps de travail, nous ne devrions pas avoir besoin de rester plus longtemps au bureau. Si c’est le cas, il faut alors aborder le sujet de la charge de travail. Si la charge de travail est trop importante et que le problème n'est pas remonté auprès de son manager ou de sa direction, le problème continuera. En partant du principe qu'ils le savent déjà, rien ne changera. Et oui, si le travail est fait, pourquoi changer les choses.


Est-ce que le fait de quitter son travail à l’heure doit toujours être associé à un manque d’investissement ? Nous passons beaucoup de temps au travail mais devons-nous en plus y consacrer nos vies. Cela reviendrait à renoncer à sa vie personnelle au profit de sa vie professionnelle, donc, à choisir entre les deux en quelque sorte. Je pense qu’il n’est pas incompatible d’avoir une vie professionnelle efficace tout en prenant le temps pour sa vie personnelle, et ce n'est pas une honte. Il est toujours possible de trouver des choses à faire, mais rares sont les tâches prioritaires au point de ne pas pouvoir attendre le lendemain.


Et côté vie personnelle


Épuisés par les journées de travail à rallonge, nous aimons nous plonger dans des activités de distraction. Ces activités sont intéressantes car elles nous divertissent mais elles nous retirent beaucoup de temps sans nous apporter de réelles satisfactions. L’aboutissement d’une tâche génère de la satisfaction, donc de l’énergie. Je ne dis pas que nous devons tomber dans la recherche de productivité et de réalisation à chaque instant, cependant, prendre le temps de penser à un projet et de le réaliser apporte une satisfaction génératrice d’énergie. Pour cela, il est possible de classifier ses activités quotidiennes afin d’optimiser son quotidien et de se dégager du temps pour des choses qui sont importantes pour nous.


Pourquoi ne pas lister toutes les activités que nous faisons ou souhaitons faire ? Une fois écrites, il est possible de les classer par catégorie, par exemple, "énergivores", "neutres", "énergisantes". Cette phase d’analyse permet de dégager des solutions pour diminuer ou supprimer les activités énergivores et neutres au profit des activités énergisantes. Il existe un tas d’alternatives et de solutions plus stimulantes ou adaptées à nos envies. Oui, se poser sur l’analyse de nos habitudes et de notre quotidien peu prendre du temps, mais c’est très intéressant pour prendre du recul et réfléchir à nos priorités. Sans compter que ce temps passé sera peut-être la clé d’un gain de temps par la suite.


Cela semble un peu... ennuyeux. Pourtant c'est super intéressant de décortiquer son quotidien pour se rendre compte de là ou nous en sommes.


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Exemple concret et facile : Vous n’aimez pas cuisiner et vous ne voulez pas passer 2h par jour dans votre cuisine (c'est mon cas donc facile !). En plus, c’est une tâche qu’il n’est pas possible de supprimer. Sauf bien entendu si vous commander à manger midi et soir ou que vous trouver à vous faire inviter à droite à gauche.


- Solution 1 : Rechercher des recettes simples et rapides qui restent variées et gourmandes. Une fois ce travail fait, vous pourrez piocher dans cette liste pour faire vos courses au quotidien (pourquoi ne pas en faire plus pour le lendemain midi aussi).


- Solution 2 : Vous pouvez cuisiner une fois plusieurs plats ou sauces en grande quantité puis les congelez. Ainsi, vous n’avez pas à cuisiner pendant plusieurs jours d’affilé ou simplement le légume ou féculent qui accompagnera votre sauce.


Je ne sais pas vous, mais je trouve que le temps passe très vite. Je ne veux pas me réveiller un matin en me demandant pourquoi je n'ai pas pris le temps avant de faire telle ou telle chose qui m'aurait surement apporté plus de plaisir.


Avez-vous fait ce travail ? Comment avez-vous fait et est-ce que cela a fonctionné ?


@Marine


Crédit photo d'article : Photo by Kaylah Matthews on Unsplash