• Marine

De la prise de conscience à l'application : décider de mieux consommer



Le choix de commencer une transition écologique


A l’heure actuelle, je ne suis pas "écolo" (pas encore en tout cas), d'ailleurs je n'aime pas trop trop ce mot et toutes les idées et clichés que certaines personnes y associent. J’ai grandi dans une famille qui m’a appris à consommer moins de viande mais meilleure, à privilégier les marchands bio plutôt que les grandes surfaces et à faire le tri sélectif bien sûr. Ayant vécu longtemps à la campagne, je me suis attachée aux paysages de nature qui invitent à la découverte et à l'évasion. Cette nature, je la trouve belle et j'aimerais continuer à la découvrir encore longtemps dans toute sa beauté et sa diversité.


En écrivant cet article, j'ai l'envie de vous partager ma récente prise de conscience qui me guide aujourd'hui vers un questionnement et qui me pousse à engager une démarche de changement, une transition écologique. Ce n'est pas un sujet que j'aborde de la même manière que les blogueurs "green" mais cette réflexion rentre selon moi dans une démarche de développement personnel.


Mais pourquoi maintenant ?


Si je vous détaillais avec précision ce qui m’a menée à prendre cette décision, je pourrais vous écrire l’équivalent de trois articles au lieu d’un. J’aborderai le sujet plus en détail à l’occasion de futurs articles (je ne vais pas vous assommer dès le deuxième article quand même !). Je vais me contenter de vous présenter brièvement le contexte. Cela fait six mois que je suis partie vivre temporairement sur la côte ouest du Canada pour une durée d'une ou deux années. Changer d'environnement, il n'y a pas à dire, ça nous pousse à développer notre observation et notre adaptation. Malgré tout un tas de belles choses et une nature incroyable, certaines pratiques de consommation ici mon fait l'effet d'un électrochoc, comme un "déclic". Ça semble un peu cliché de le dire de cette façon mais c'est pourtant assez juste. Le gaspillage d’énergie omniprésent et la surconsommation de plastique a sonné ma sonnette d'alarme.


Concrètement, comment changer ?


Le problème quand on veut changer ses habitudes, c’est de savoir par où commencer. Il n’est pas rare de devoir ranger au placard ses envies et convictions par manque de temps. On pourrait accuser le tourbillon du quotidien qui ne nous laisse pas suffisamment prendre le temps, surtout si votre esprit est déjà préoccupé par un travail qui ne vous apporte pas satisfaction et plaisir.


Prendre le temps d'y penser


C’est peut-être pour ça que je me penche aujourd’hui sur la question. En pleine période de pandémie (et oui faut bien qu’elle serve à quelque chose celle-là !), j’ai perdu mon travail et j’ai ainsi eu beaucoup de temps pour l'introspection, pour penser à ma vie et mes choix. Je ne pense pas être la seule à ressentir une fatigue liée à un quotidien professionnel peu épanouissant (pour plusieurs raisons). Cela peut nous rendre moins disponibles pour apprendre de nouvelles choses et mettre de l’énergie dans de nouveaux projets, surtout quand ceux-là pourraient venir complexifier davantage notre quotidien. Si nous ne raisonnons qu’en termes de « facilité », il peut-être plus facile d’aller faire ses courses en supermarché plutôt que d’aller s’approvisionner chez des marchands locaux et spécialisés (même si cela serait un bon sujet de discussion).


Donner du sens de sa démarche


Mais aujourd'hui, j’ai envie de quelque chose de mieux, quelque chose dans lequel je trouve du sens. Finalement, comment être pleinement heureux si nous ne savons même pas le sens réel de nos choix. Il peut être facile de vivre sans se poser de question, mais est-ce que cela nous convient vraiment ? Engager une transition écologique, c’est aussi donner plus de sens à sa consommation et participer à construire quelque chose de meilleur pour l’avenir.


Soyons conscient que, ce n'est pas parce que madame ou monsieur un tel ne va plus faire ses courses dans tel ou tel supermarché que celui-ci va mettre la clé sous la porte, on est bien d'accord. Mais faut-il pour autant ne pas faire l'effort d'essayer quelque chose de mieux pour nous dans le but d’être plus en cohérence avec nous-même.


Ne pas se décourager


Je suis de nature optimiste et j'ai envie de croire que, si de plus en plus de personnes s’engagent dans cette démarche et sensibilisent leurs réseaux, il sera possible de sensibiliser de plus en plus de monde. Toutes les initiatives individuelles sont bonnes à prendre et il ne faut pas nous laisser décourager par le sentiment d'impuissance que nous pouvons ressentir face à l'ampleur des problèmes environnementaux.


Même si les personnes investies dans l’écologie depuis des années vous diront qu’il faut agir vite, une transition ne se fait généralement pas du jour au lendemain (en tout cas je ne pense pas). Selon moi, il y a quelques étapes à respecter pour que cela marche. La motivation c’est bien, mais si vous ne savez pas ce que vous devez changer, n’y comment y arriver, je ne vois pas bien comment cela va pouvoir fonctionner.


Réfléchir aux alternatives avant de commencer


J’ai déjà plusieurs fois dans ma vie, eu l’envie de faire mieux, malheureusement, mon manque de disponibilité ne me permettait pas de me poser pour réfléchir aux problèmes et envisager les solutions. Du coup, je me contentais de faire comme d’habitude. Pourtant les sources d'informations ne manquent pas, rien de plus simple que d'aller chercher à droite à gauche ce qui se fait chez le voisin et de prendre du plaisir à s’intéresser au sujet. Ne prenez pas peur en voyant la liste de choses à faire pour devenir le parfait écolo, elle peut parfois inviter à rebrousser chemin. Nous ne serons pas parfaits du premier coup, il n’est pas nécessaire de se culpabiliser pour cela. Il s’agit bien d’une transition, pas d’un coup de baguette magique ! Il y aura des décisions qui seront plus difficiles à prendre que d’autres, peut-être même que vous ne serez pas prêts à renoncer à certaines choses. Est-ce que cela veut dire qu’il faut renoncer à toutes ses initiatives pour autant ?


Prendre du plaisir à changer en mieux


Prendre du plaisir dans cette transition, je pense que c’est la clé de la réussite. D’ailleurs je ne suis pas prête à revoir l'ensemble de mes habitudes de peur d’aller trop vite et que cette transition soit vécue comme une frustration et une contrainte. C’est en se fixant des objectifs trop élevés que nous nous mettrons en difficulté et que nous prenons le risque de se croire incapable d’agir. A l’inverse, chaque objectif atteint sera une réussite et nous invitera à repousser ses limites. Il y aura toujours des personnes plus avancées que nous dans la démarche que nous entamons. Mais il faut poser la première pierre pour réussir à construire un mur. L’important n’est pas le point de départ mais le chemin et la destination.


Si vous avez tenu la lecture jusqu'ici, c'est que vous vous questionnez sur le sujet et que vous entamez une réflexion. Tous les gestes que nous saurons adopter dans notre quotidien ne peuvent qu’avoir un impact positif. Ne vous en voulez pas de ne pas être parfait !


Et vous, où en êtes-vous dans votre transition ou dans votre réflexion ? Par quoi avez-vous commencé ?


@Marine









Crédit photo d'article : Photo by Runze Shi on Unsplash